Rétamer la NL10

2. Stratégies avancées.

Résumé

Le titre est je l’avoue quelque peu abusif. Je vais en réalité principalement vous présenter quelques situations plus précisément, en vous proposant un autre angle d’approche et tenter d’insister sur quelques notions qui je l’espère vous permettront d’améliorer un peu votre compréhension du jeu.

Introduction.

Une chose importante qu’il faut faire quand on cherche à s’éloigner d’un jeu basique “ABC” est de sortir du carcan “quelles sont mes cartes?”, “est-ce que j’ai touché le board?” et “qui a l’initiative?” pour se concentrer sur les bons modes de réflexions que je vais détailler ci-dessous. Vous verrez que vous aborderez le jeu post-flop sous un nouvel angle. Voici les questions que vous devez automatiquement vous poser:

  • Qui a l’avantage de range?

  • Qui a l’avantage de position?

  • L’avantage de position est-il important sur cette texture de board? (éventuellement tenir compte du SPR qui peut augmenter ou diminuer l’importance positionnel)

  • Comment dois-je jouer mes ranges dans cette situation?

  • Dois-je dévier de ma stratégie pour une autre plus profitable? (poker optimal* > poker GTO)

L’avantage de range est toujours plus important que l’avantage de position.

*: Une stratégie optimale est une stratégie GTO qui en dévie lorsque une autre line a plus d’EV.

On privilégiera donc une réflexion basée sur les avantages de ranges et de position, et la façon de jouer l’ensemble de nos ranges dans une situation précise, plutôt que sur l’initiative et comment jouer notre main. Savoir qui a l’initiative ne sert qu’à évaluer des ranges. De même la façon, jouer notre main exacte n’entre en compte que dans une stratégie plus globale de comment jouer nos ranges. A noter qu’on en revient au REM (Ranges Equity Maximisation), principe de base post-flop expliqué dans l’ebook “Easy Game” de Andrew “BalugaWhale” Seidman où la notion d’initiative est absente. Sauf que les notions de range advantage, de position advantage et de stratégies de ranges deviennent prédominantes.

Voici un exemple simple pour me faire rapidement comprendre: Nous avons avons relancé PF en MP et le CO qui est un bon reg nous a suivi. Nous frappons TP2K sur un flop 986s. L’approche basique serait juste de se dire: “j’ai l’initiative et une bonne main mais fragile, je CBet”. Une meilleure approche met en place les modes de réflexions susmentionnés. Je n’ai pas d’avantage de range. Je n’ai pas la position. Sur cette texture la position est importante. Jouant contre un bon adversaire je ne dois pas sortir de mes stratégies de base. Le bon play est de check/call parce que je ne peux pas CBet ce flop à bonne fréquence ayant un déficit important de range et de position, et donc que je dois check une grosse partie de mon range.

Pourquoi laisse-t-on souvent le joueur ayant l’initiative effectuer un CBet?

Je reviens sur la notion d’initiative. Comme je l’expliquais dans la partie sur le jeu PF, il est généralement plus facile de jouer avec l’initiative. Je l’ai même rajoutée à la théorie de l’accumulation d’avantages, et cette notion est dominante dans la théorie d’isolation. Mais dans cette section notre approche est différente et axée sur des concepts de jeu post-flop plus avancés.

-> Le joueur ayant l’initiative possède généralement un range plus polarisé que le joueur ne l’ayant pas. Son range PF étant plus diffus (ou moins condensé). Contre un range polarisé le défenseur souhaite plutôt call que bet ou raise avec une grosse portion son propre range. Voici pourquoi on laisse souvent le joueur ayant l’initiative continuer à miser, mais on verra que ce n’est pas toujours le cas dans la section sur les donk bets, à cause notamment du point suivant. Sur certaines textures, en particulier les plus statiques, le relanceur sera obligé de souvent CBet, au moins en position avec de petits sizings, parce que son range plus diffus percute plus de flops mais moins fortement. Le défenseur ayant un range plus condensé qui percute moins de flops avec une portion de son range (low PP et SC en particulier) mais plus fortement, a intérêt à laisser le relanceur effectuer son CBet.

-> Le joueur n’ayant pas l’initiative possède généralement un range plus condensé, sans toutefois être forcément capé. Sur certaines textures de boards ceci peut conférer un avantage de range. Si l’initial raiser en a conscience il devient mauvais avec certaines portions de nos ranges de défense d’essayer de lui laisser faire un CBet qu’il ne devrait effectuer qu’à faible fréquence. De plus, les stratégies de CBet ayant beaucoup évoluées, les ranges de CBet sont de mieux en mieux construits et contiennent de moins en moins de airs, ce qui peut encore diminuer l’intérêt de laisser notre adversaire effectuer son CBet sur certaines textures très dynamiques.

2.1 Stratégies de CBet selon la texture du flop.

Résumé

Je parlerai essentiellement des situations en single raise pot. J’essaierai de le mentionner lorsque les stratégies en pots 3bet diffèrent d’une manière qui me semble significative. Ce sera généralement le cas lorsque l’avantage de range changera de camp.

A- Stratégies de CBet OOP.

- En général si on n’a pas trois streets de value, il faut mieux check. C’est particulièrement vrai sur les textures qu’on ne peut pas CBet à haute fréquence. Mais on va parfois rajouter quelques mains qui n’ont que deux streets de value, en particulier si elles sont vulnérables, et qui protégeront aussi nos ranges de CBet et check au turn (on va les check/call turn).

Attention, quand je dis trois streets de value cela ne veux pas dire qu’on va forcément les 3 barrel. D’abord parce que le run out peut être défavorable, et ensuite parce qu’on pourra décider de les check/call ou check/raise à la river, voir de les check/raise au turn.

- En général, on va peu CBet sur les textures et dans les positions où Vilain va beaucoup faire de floating. notre bet est donc peu efficace et n’accompli pas grand chose.

1) Prendre conscience de l’importance de la position selon le type de flop.

Le range advantage et le position advantage sont les deux mamelles du jeu post-flop. La façon dont vous jouerez votre main dépend de la façon dont vous jouerez vos ranges dans une stratégie dépendante de ces deux notions. Dit simplement plus les deux avantages sont chez vous et plus vous miserez à haute fréquence, et plus ils sont chez l’adversaire et plus vous le laisserez miser. Ces avantages doivent être réévaluer sur chaque street.

Je vais ici me concentrer sur la notion de position advantage, ayant déjà bien abordé celle de range advantage. Mais gardez en tête que le range advantage prédomine. L’avantage de position dépend essentiellement de la texture du board. En résumer, plus le board est dynamique, avec en particulier la présence de draws possibles, plus les equities peuvent bouger, et plus la position prend de l’importance. Les CBets accomplissent peu de choses. En sachant que plus les SPR se réduisent et plus l’avantage de position diminue. Donc plus le stack effectif est petit par rapport au pot et moins la position est importante. Cette idée est très importante pour nos stratégies de 3bet OOP (et même parfois de 4bet) avec des combos qui préféreraient avoir la position avec des gros SPR.

Je vais donc vous présenter les trois types de flop en gardant les exemples donnés dans “Applications of No Limit Hold’em” de Matthew Janda .

> Flops a): Flops secs avec une ou deux cartes hautes (flops statiques ou “lockés”): la position est moins importante. Les equities vont peu bouger. Pour être exact, ce n’est pas qu’elle n’est pas importante (elle l’est toujours sauf lorsque le SPR est extrêmement petit), mais elle l’est moins qu’avec les textures de flops suivants. On voudra CBet à bonne fréquence. Nos sizings dépendront de notre range advantage ainsi que de notre stratégie soit mergée soit polarisée, avec splittages possibles.
Type de flops: A44r KK4s Q32r AK5r

> Flops b): Flops intermédiaires: la position est moyennement importante. On va CBet à moyenne fréquence avec splittages possibles. On est dans une situation intermédiaire entre la précédente et la suivante.
Type de flops: 742r 997r QT5r K65s

> Flops c): Low flops et flops drawy (flops dynamiques): la position est importante. Les equities peuvent beaucoup bouger. On va CBet à faible fréquence, mais souvent très cher si on le fait. On aura souvent des stratégies de jeu différentes en pots 3bet et pots 4bet, surtout sur les low flops. D’abord parce qu’en réduisant le SPR on a un peu diminué l’importance positionnel en nous donnant par exemple la possibilité de jouer sur deux streets au lieu de trois, et ensuite parce que les ranges étant différents on peut se retrouver avec un range advantage suffisant pour miser OOP à bonne fréquence, même si sur certaines turn nous serons amené à check très fréquemment (je rappelle que la particularité de ces flops est justement que les equities peuvent fortement changer). Dit simplement, en SRP l’avantage de position se cumule à l’avantage de range pour le joueur IP, alors qu’en 3bet pot le joueur OOP pourra parfois avoir un avantage de range suffisamment important, en plus d’avoir un SPR plus petit minimisant l’avantage de position.
Type de flops: 742s 876s 733s 986s

Note: On pourra donc cependant avoir des stratégies de CBet à bonne fréquence sur les low boards lorsque nous possédons le range advantage, même en SRP. Je rappelle que le range advantage prédomine. Mais il faut avoir conscience que nos adversaires vont souvent faire du floating. Ce qui reportera souvent l’action au turn où nous devrons développer des stratégies de protections de ranges puisque nous voudrons alors très souvent checker une grande portion de nos ranges. Je vous renvoie au paragraphe concernant le check/raise au turn après avoir CBet le flop.

  • Sur flop a): Comme Vilain va moins bet en position, on va CBet nos mains fortes et nos bluffs.
  • Sur flop c): Comme Vilain va beaucoup bet en position, on va check/raise nos mains fortes plus des bluffs.

2) De l’importance de protéger nos ranges de check.

Nous avons vu que sur les flops où la position est moins importante nous allons CBet raisonnablement, plutôt polarisé (avec des combos qui ont trois streets de value et de bons bluffs). Nous allons peu ou pas check/raise mais check/call quelques nuts pour les check/raise plus tard.
Nous avons aussi vu que sur les flops où la position est importante nous allons peu CBet, parfois même check full range. Nous aurons ici une stratégie de check/raise polarisée avec des nuts ou des draws qui font nuts.

Je pense que le plus simple pour essayer de protéger nos ranges de check est de grosso modo les jouer comme si nous étions le défenseur PF. Sur les flops où la position est importante, comme on va relativement peu CBet on se retrouve presque toujours dans une situation comparable à celles où on a call PF, avec cependant quelques différences dues aux ranges qui ne sont pas les mêmes. Nos ranges de check sont donc naturellement protégés puisque non affaiblis par un range important de CBet. Notre range moins condensé sera cependant moins défendable qu’un range de call PF: nous folderons donc plus souvent contre un stab de notre adversaire que contre un CBet lorsque nous sommes défenseur. Ce n’est pas grave dans la mesure ou Vilain prend un risque PF pour se retrouver dans cette situation. Cette notion est assez importante et sera reprise les streets suivantes lorsque nous subirons par exemple un stab après que Vilain a précédemment call.

Je vous renvoie aux sections concernant le jeu en tant que défenseur, en particulier celles concernant la façon de jouer nos draw (“Check/raise et raise CBet au flop en bluff”.

Sur les textures de flops ou la position est moins importante il peut devenir difficile de défendre nos ranges de check puisque nous allons aussi souvent CBet des mains faites et que nous avons beaucoup de air. Bien que ce ne soit pas très grave puisque Vilain prend un risque PF en callant et ne pourra pas si souvent stab au flop dans ces situations puisque nous allons CBet à bonne fréquence, il faut quand même protéger nos ranges. Par rapport à la texture de flop précédente nous nous retrouvons dans une situation moins proche de celle où on est caller PF puisque beaucoup de nos combos forts sont CBet. Nous avons donc une situation où nous risquons d’être plus capé. Il est alors très important de check aussi des nuts, comme des top set et top DP qui bloquent le calling range de Vilain si on les CBet, mais il va aussi falloir parfois être prêt à faire quelques calls limites et délicats avec nos meilleures TP que l’on n’a pas CBet. Il peut être difficile de splitter nos combos forts entre 3 barrel et check/call. Ici les reads sur Vilain seront primordiaux pour éviter de faire de mauvais calls (Vilain ne bluff pas assez ou ne va jamais se value cut) ou de mauvais fold (abandonner un combo dans le haut de notre range contre un Vilain très agressif, surtout si on n’a pas de bloqueurs sur son bluffing range). Dans l’ensemble nous allons quand même jouer ces combos de manière assez proche que dans les spots où nous avons call PF.

3) Stratégies de check/raise ou check/call avec nos value hands.

Voici les stratégies habituelles selon les trois types de flops présentés.

a) Les flops qu’on va souvent CBet seront rarement check/raise mais souvent CBet ou check/call.
Ainsi nos mains fortes de type TPTK, over-pairs, middle set et bottom set seront CBet. On décidera ensuite si on les 3 barrel ou si on check/raise ou check/call selon l’évolution du board et comment le range advantage évolue. Ainsi que de la manière dont on va jouer nos ranges. Par exemple sur une blank au turn, on peut décider de check un fort combo pour protéger nos ranges de GU.
Nos mains moyennes sont peu vulnérables, on va peu les CBet et préférer les check/call. On va aussi beaucoup check/call nos forts combos qui bloquent le board: top set et double paire haute. Selon l’évolution du board on choisira ensuite comment les jouer.

b) Les flops qu’on va moyennement CBet (et jamais sans equity), seront occasionnellement check/raise. On va donc alterner CBet, check/raise et check/call. Les top sets seront plus souvent check/call (removal effect sur calling range adverse) et les autres sets soit CBet soit check/raise. Sur les streets suivantes on les jouera comme dans le point précédent.
Nos mains moyennes étant plus vulnérables, on va plus souvent les CBet.

c) Les flops qu’on va rarement CBet (et jamais sans très forte equity), seront souvent check/raise. Ces flops seront aussi très souvent check/fold avec les mains qui possèdent peu d’equity.
Nos mains moyennes sont ici très vulnérables mais ne peuvent que difficilement être CBet ou check/call. Check/raise devient alors une option intéressante avec certaines d’entre elles.
Ces flops seront check/raise avec un plus gros sizing que les autres, au moins x4 le bet de Vilain.

=> Plus le flop rend la position importante (low/drawy), et plus on va check/raise nos mains très fortes.

4) Stratégies résumées:

Flops a):

  • Très peu de check/raise.

  • Beaucoup de check/call avec des mains très fortes (top set et DP max) et des mains moyennes. Les mains les plus fortes seront check/raise soit au turn soit à la river. Pour équilibrer on pourra parfois transformer une main moyenne en bluff en utilisant les notions de removal effect expliqués dans d’autres sections.

  • Beaucoup de CBets avec des mains fortes (TPTK, overpairs, middle set et bottom set) et des bluffs. En combats de blindes les TPGK deviennent des mains fortes et seront multi barreller. On équilibrera nos 3 barrel value avec des bluffs qui utilisent essentiellement le card removal effect (QJ sur Kxx x x lorsque le coeur du range de call de Vilain est KQ-KJ).

Flops b):

  • On va mixer les check/raise et check/call avec les mains très fortes. Les top sets seront plus souvent check/call (et check/raise au turn) et les autres sets ainsi que certains combos draws seront check/raise.

  • Les mains fortes (jusqu’à bottom DP) seront plus souvent CBet mais peuvent aussi être parfois check/call.

  • Les mains moyennes seront plutôt check/call.

  • Les bluffs avec equity seront plus souvent CBet (FD, OESD, bons draws backdoors, et bottom pairs kicker As avec BDNFD). Les bluffs avec peu d’equity (type gutshot, ou bottom pairs + BDFD) peuvent aussi être check/raise pour équilibrer nos check/raise en value. Mais pour augmenter l’equity de nos ranges de bluff on devra parfois aussi check/raise des draws moyens de type NFD donk le kicker est une petite carte.

  • On va plus souvent GU nos airs sans ou avec peu d’equity, y compris des mains de type underpairs.

Flops c):

  • Les mains très fortes seront toujours check/raise. Mais aussi des mains moins fortes qui sont vulnérables afin d’empêcher Vilain de facilement réaliser son equity sur ce type de board. On a peu de FE sur un simple CBet qui n’accompli souvent pas grand chose contre de bons joueurs.

  • Comme on va très peu CBet ces flops (et beaucoup check/fold, check/raise et check/call), on va aussi plus souvent check/raise ou check/call nos draws. Puisqu’il est difficile d’avoir de la FE sur un CBet.

Un petit mot sur les fréquences de mises en value. Dans le chapitre sur les bluffs nous verrons les bons ratos bluffs/value. Je vais juste dire ici qu’en gros avoir 30% de value hands au flop, 50% au turn et 70% à la river, sur des mises standards autour des 3/4 pot, est une bonne base. Ces ratios sont à appliquer sur des séquences de mises sur 3 streets, ce qui sera souvent le cas avec des ranges plutôt polarisés OOP. IP nous verrons que c’est un peu différent. Pour les check raise, essayer de maintenir un ratio de 2/1 en bluff/value. Comme nous aurons plus de mal à réaliser l’equity de nos bluff lorsque nous somme OOP, nous aurons un ratio un peu plus important de value hands que lorsque nous raisons IP.

B- Stratégies de CBet IP.

N’ayant plus à se préoccuper de l’avantage positionnel de notre adversaire et de la façon de protéger nos ranges, on va porter l’essentiel de notre attention sur le range advantage et sur la manière de tirer avantage de la position.

Nous avons vu que OOP, si on n’a pas 3 streets de value il faut mieux en général checker. Nous avons aussi vu que nos fréquences de mises en value étaient proches de 30% au flop, 50% au turn, et 70% à la river. IP par contre, nous pouvons mettre en place des séquences de mises en value sur une ou deux streets, ce qui va modifier nos fréquences. Voici ce qu’il faut retenir, sur des mises standards de 3/4 pot:

  • Avoir 70% de value hands sur le dernier tour d’enchère.
  • Avoir 50% de value hands sur l’avant dernier tour d’enchère.
  • Avoir 30% de value hands sur l’antépénultième tour d’enchère.

Cependant, comme il est difficile de mettre en place un plan de jeu sur une seule street, car si on bet flop et check turn Vilain pourra souvent bet la river, on va éviter de prévoir un bet pour value sur une seule street au flop, et préférer checker ces mains au flop pour éventuellement les miser soit au turn soit à la river, ou alors les utiliser en bluffcatch sur une street.

Conséquences:

IP, nous allons value bet avec un range plus large et donc plus mergé que OOP, avec des mains qui auraient check/call OOP. Comme des TPGK, voir même des paires intermédiaires et 2nd pair bons kicker sur certains flops. Nous allons aussi beaucoup plus miser des combos que nous aurions check/fold OOP, dans l’intention de tuer les equities des ranges de check/fold de Vilain qui possèdent environ 25% d’equity. Empêcher Vilain de réaliser son equity avec ses mains marginales est plus efficace lorsque nous sommes IP. Nous miserons donc plus souvent nos mains vulnérables. Nos sizings serons globalement plus petits et nous pouvons même éventuellement splitter entre un plus grand nombre de sizings.

Résumer:

  • OOP: Si nous n’avons pas trois streets de value, nous allons souvent check/call. Nous allons moins souvent CBet et avec un range plus polarisé composé de value hands plus fortes, et une proportion de bluffs plus importante.

  • IP: Si nous pouvons avoir deux streets de value, nous allons CBet avec l’intention soit de 2 barrel et check/back la river soit de check/back le turn et bet la river (ou call une mise adverse). Je conseille de 2 barrel les mains les plus vulnérables et de check/back turn et bet river les mains les plus solides.

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